Un des enjeux de la filière est de mettre en phase la 1ère et 2ème transformation, en développant l’utilisation du bois d’œuvre issu de la région. Le défi à relever est de taille car sur le marché de la construction, 95% des approvisionnements s’effectuent à l’extérieur. Quant au débouché ameublement, le secteur subit des difficultés.
S’il y a un regain du bois dans les principes constructifs qui intègrent le développement durable, cette demande ne profite pas aux scieries locales qui n’ont pas les niveaux de compétitivité des installations d’Europe du Nord ou de l’Est. Les acteurs de ces pays ont aussi conçu des solutions techniques pour la mise en œuvre de leurs produits, facilitant ainsi leurs applications dans le bâtiment ou l’ameublement. Les variétés plantées sont aussi dédiées à des types de consommation, ce qui n’est pas le cas des forêts de la région. Il est donc urgent de relancer une exploitation du bois d’œuvre en provenance de Midi-Pyrénées car si la partie noble de l’arbre qui est le tronc ne trouve pas preneur, on ne pourra pas alimenter avec le reste la filière bois-énergie considéré au plan national comme une priorité. Et sur le volet bois industrie, des incertitudes se profilent car le plus gros acheteur Tember est à céder.
Pour réussir à redresser la situation, la région possède plusieurs atouts. La majeure partie des bois en culture est certifiée PEFC, norme environnementale qui plaide en faveur de la forêt européenne. Le bilan carbone est aussi un élément qui s’impose de plus en plus dans les politiques d’achat. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’origine des matières premières et à la préservation des ressources naturelles.
Midi-Pyrénées Bois, la structure qui fédère l’ensemble des maillons de la chaîne gagne encore en représentativité et compétences avec l’ouverture en son sein d’un 5ème collège qui regroupera les services à la filère : R&D sur le bois, bureaux d’études, cabinets d’architecture, organismes de formation…Des acteurs qui se mobiliseront pour impulser le bois d’œuvre origine sud-ouest.
L’impact de la crise économique
Le secteur papetier a été le 1er a connaître des difficultés : l’entreprise Lédar, en Ariège a fermé l’année dernière ; l’usine du groupe Tembec à Saint-Orens est en vente.
Les secteurs de la scierie, de la fabrication de menuiseries et de charpentes dépendent de l’activité du BTP, laquelle s’est infléchie en France comme à l’étranger. Les perspectives sont à terme encourageantes en raison de la demande croissante de bois dont on redécouvre les qualités (ressource renouvelable, capacité d’isolation, faible consommation d’énergie, confort d’usage…).
Le secteur du bois-énergie est le plus important avec 1,8 millions de m3/an consommé, sous forme de bois bûche. Le marché des plaquettes forestières et des granulés pour la production d’électricité et de chaleur est appelé à croître.
Concernant le meuble, une étude est en cours (maître d’ouvrage : Midi-Pyrénées expansion) pour lister les besoins et les actions à conduire.
Diffusé le 22 février 2010
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