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Opérationnel depuis deux ans et demi, le pôle de compétitivité Agrimip Innovation tourne à très bon régime avec 105 projets labellisés dont 11 acceptés en FUI. Ce fonds a alloué 19,5 Meuros aux entreprises et laboratoires de la région ; c’est la deuxième plus grosse enveloppe après celle du pôle mondial Industrie et Agroressources de Champagne-Ardenne.
Pouch’Pakc en cours de commercialisation
Si la majorité des programmes sont encore en phase de développement, certains sont arrivés en phase de lancement commercial. Initié par Coopex-Apifruit (82), le projet Pouch’Pack (démarré en 2008) a permis de fabriquer un conditionnement innovant, capable de conserver pendant 2 ans l’intégrité des fruits dans le jus naturel. Cette offre intéresse tout particulièrement les professionnels de la restauration hors foyer et les industriels agro-alimentaires qui pour leurs pâtisseries et autres desserts n’auront plus à extraire les poires ou pommes des boîtes métalliques. Des écoles d’ingénieurs (Insa de Toulouse, Polytech Montpellier) et un partenaire italien ont été très impliqués dans la R&D. D’autant plus que le nouvel emballage a nécessité la mise au point d’une machine spéciale. En terme de financement, Pouch’Pack a aussi bénéficié du soutien d’Oséo.
Diminuer les entrants dans l’agriculture
Parmi les autres dossiers qui avancent bien, on peut citer Neofertil porté par Agronutrition. Présenté au FUI (au 9ème appel d’offres), vise à élaborer un biofertilisant. Neoprotec qui a pour chef de file De Sangosse, a pour objectif la réalisation d’un biofongicide destiné à la vigne et à l’arboriculture. Ces deux thématiques de recherche sont dans le droit fil du plan Ecophyto 2018 qui prévoit de réduire à cette échéance 50% des entrants dans l’agriculture.
L’activité d’Agrimip Innovation reste soutenue. Une quarantaine de projets sont en cours d’instruction. Par ailleurs, le pôle entend être un partenaire actif de Bio Vallée Lauragais. Sur ce territoire qui possède tous les atouts pour répondre aux nouveaux besoins des consommateurs en matière de produits naturels et biologiques seront développés des méthodes et de produits innovants. La Bio Vallée Lauragais (dont le président fondateur est Alain Chatillon, sénateur maire de Revel) compte déjà une trentaine d’entreprises intervenant dans des métiers variés : aliments biologiques, transformation agroalimentaire, cosmétiques bio…Ce pôle d’excellence en cours de structuration se mobilise pour attirer sur place des investisseurs et nouveaux projets axés sur le bio. Pour mieux connaître ce qui se fait ailleurs, Agrimip Innovation est en relation avec le cluster Biokyushu à Fukuoka.
Sur les actions à l’international, la création de F2C Innovation avec Valorial en Belgique et Vitagora en Bourgogne permet de mutualiser les dépenses de représentation et de promotion sur les marchés extérieurs.
Encadré
Absoger : mesurer plus finement la teneur en éthylène des chambres froides
Implantée à Barthes (82), la société Absoger conçoit depuis une vingtaine d’années toute une gamme d’appareils pour conserver les fruits et légumes en atmosphère contrôlée et ULO. Ces équipements assurent la gestion des gaz dans les chambres froides, en particulier grâce à des systèmes de mesure spécifiques. Pour optimiser les systèmes proposés, Absoger a lancé le développement d’un capteur permettant de mesurer de façon très fine la teneur en éthylène dans les chambres de conservation. Ce projet labellisé en 2008 mobilise d’autres partenaires locaux (le Laas et le LC) et un américain.
Encadré
« Terre des Etoiles », club de l’innovation
Agrimip innovation et Aerospace Valley on lancé « Terre des Etoiles », un club qui se mobilisera pour que les technologies déployées par l’univers du spatial et des systèmes embarqués puissent bénéficier au monde agricole. Un des objectifs est de mettre à la disposition des exploitants des outils d’aide à la prise de décision pour optimiser la production, minimiser les coûts. C’est d’autant plus nécessaire que le nombre d’agriculteurs continuant à diminuer, ceux qui resteront auront des parcelles plus grandes à travailler sans en connaître les spécificités D’où l’intérêt d’utiliser par exemple des drones ou autres moyens pour collecter et gérer des données.
Diffusé le 23 février 2010
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